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 Sojetsu Higure, l'ombre et la lumière...

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Sojetsu Higure
Gardien des Higures - Ninja légendaire
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Feuille de personnage
Expérience:
0/1000  (0/1000)
Affinités : Raiton, Hakkooton, Hikuhakkooton
Modus Operanti: Préserver les secrets des Higure.

MessageSujet: Sojetsu Higure, l'ombre et la lumière...   Mar 17 Jan - 20:10


~ Roliste ~
Nom(facultatif): Time
Prénom(facultatif): Vincent
Age: Oula... Beaucoup !
Temps depuis lequel vous avez commencé le RP: Une demie décennie !
Pays: France française
Comment avez-vous connu le forum: On était dans la même classe en prépa de feignantise.
Qu'est-ce qui vous a attiré sur notre forum? mwahaha !
Code des règles: Check !
Une suggestion? Mwaha !






~ Personnage ~
Nom: Higure
Prénom: Sojetsu
Surnom(facultatif): Gardien des Higure
Age: 44 ans
Grade désiré: Ninja légendaire
Descriptions physique: Malgré un âge relativement raisonnable d’une quarentaine d’année, Sojetsu ne semble en paraître qu’une vingtaine. En effet, malgré quelques rides et ses cheveux tirants vers le gris cendré, ce samourai shinobi est plutôt bien conservé et ne fait pas son âge. Comme tout Higure, ses yeux sont verrons : l’œil gauche vert et l’œil droit bleu. D’environ un mètre soixante quinze, les cheveux longs coiffés en tresse dans son dos, Sojetsu reste quelqu’un de relativement reconnaissable. Une vie de combats et d’entraînements autant dans l’art du ninjutsu que dans le bushido lui ont offert un corps puissant, solide et qu’il sait manier à la perfection, faisant de lui à la fois un excellent bretteur et un shinobi de renom.
Son panel vestimentaire ne donne pas tellement l’impression d’un shinobi. Cet homme porte, au dessus d’un pantalon gris et d’un T-shirt blanc, un manteau blanc portant les armoiries du clan Higure (cercle noir cerclé de blanc, le tout contourné de noir pour le faire ressortir sur l’étoffe) tenu à la taille par une ceinture blanche à laquelle est accroché le fourreau de son premier sabre, Noutan. Au dessus de cela, Sojetsu porte une cape finement ouvragée de couleur jaune pâle avec un liseré de rouge autour, nouée à la va-vite autour du cou. Cette cape est légèrement pliée par le ceinturon qui est au dessus et qui traverse le torse de Sojetsu depuis son épaule droite jusqu’à son flanc gauche. Au niveau de l’épaule, une épaulière dont les plaques sont séparées par de la fourrures, et au niveau du dos, le fourreau de son deuxième sabre, Shobatsu. Il arrive que Sojetsu ajoute une deuxième cape à son panel, plus petite et placée de sorte qu’elle ne recouvre que le côté droit de son corps, englobant les deux armes.

Description des armes : Noutan (Ombre et Lumière) : Ce sabre est une des dernières reliques des armes fines réalisées par le clan Higure, et est la digne représentation de ce qu’était leur art de la forge. La lame, dans le plus pur style japonais, fait environ 80cm de long et est plutôt fine, creusée en son centre sans pourtant altérer la solidité du métal. Elle est légèrement zébrée et reflète idéalement la lumière. Sa garde est cuivrée et revient d’un côté vers la lame, de l’autre vers la poignée. Celle-ci est composée de bandes de cuir sombre et assure une prise idéale à quiconque sait la manier. Le pommeau de l’arme est légèrement arrondi.
Noutan a pour avantage d’être légère, particulièrement solide et facile à prendre en main. Le chakra des Higures coule facilement dans la lame, prouvant une fois encore que le Hakkooton était loin d’être leur seul atout.

Shobatsu (Punition) : Shobatsu est une épée peu commune et, si Noutan est le jour, elle est la nuit. Sa lame est plus large et plus longue (environ 1m de long pour 10cm de large) dans un style plus occidental, bleutée et très froide au touchée, comme ci elle sortait de la glace. Sa garde est plus classique, de couleur obsidienne et se contenant d’être perpendiculaire au long de l’arme et ses extrémités revenant en spirales sur elles mêmes. Sa poignée est également couleur obsidienne et se termine en pic. Il s'agit de la meilleure arme que Sojetsu ait jamais forgé.
Shobatsu est plus lourde que Noutan et est plus difficile à prendre en main. Cependant, ces attaques sont plus puissantes et semblent blesser directement l’âme de celui qui l’a subit.

Sojetsu dispose de plus d’un panel d’armes tranchantes qu’il est capable d’invoquer. Voir sa fiche jutsu pour plus de détails.

Description mentale: Bien que le clan Higure soit majoritairement devenu sédentaire depuis de nombreuses années, Sojetsu honore encore les préceptes guerriers du clan et les codes qui le compose. Dernier survivant de la branche errante du clan ayant vécu cette période, il se considère comme « gardien du patrimoine du clan Higure », du fait qu’il soit aujourd’hui le seul possesseur (à sa connaissance) de la face cachée du pouvoir du clan, le Hikuhakkooton et même d’une grande partie de ses savoirs. Epéiste émérite, shinobi de haute volée malgré une bien maigre réputation, Sojetsu n’est pourtant pas le genre de combattant à dégainer au moindre geste suspect, la diplomatie étant également un art qu’il maîtrise.
Sojetsu à deux passions : l’histoire du monde shinobi (tout particulièrement de son clan) et l’art des épées. Forgeron de talent qui plus est, il est une véritable preuve vivante du passé glorieux de son clan même si, en comparaison avec la longueur de l’histoire du monde shinobi, ce passé reste encore assez récent.
Sojetsu a perpétué les katas guerriers de son clan tout en les innovants, lui donnant un style de combat élégant et efficace, préférant les coups rares mais précis et infligeant des dommages sévères à leur cible aux coups brutaux et inefficaces.

Histoire:

Sojetsu Higure. Membre d’un clan au passé glorieux, shinobi de talent, maître épéiste, excellent forgeron. Pour certains, il s'agit d’un symbole prestigieux et guerrier à la gloire du passé du clan Higure. Pour d’autre, ce n’est rien de plus qu’un vestige du passé. Que vous pensiez cela ou non, mon histoire reste la même. Celle d’un homme ayant vu mourir les siens.
Car oui, mon nom est Sojetsu Higure et je suis un des membres de ce clan, shinobi aux yeux verrons et utilisateur du Hakkooton.

Néanmoins, avant de commencer à parler de moi, il convient de parler un peu de mes origines. Comme dit précédemment, je suis né dans le clan Higure, fondé il y a des siècles par un homme dont la vie elle-même est un mystère, même encore aujourd’hui alors que de nombreux secrets sur sa vie m’ont été révélé et que je suis en mesure de savoir ce qu’il est devenu. Cet homme est Tsumekai Higure, un sabreur légendaire qui terrassa des centaines d’adversaires pour sauver les siens, ceux qui allaient l’accueillir en chef et en guide. Guerrier qui transcenda le temps, il changea les doctrines de ce qui fut autrefois un peuple pacifiste mais nomade et en fit ce qu’il en reste aujourd’hui : des shinobis de puissance et des spadassins de renom. Nombreux était ceux qui, à l’époque, craignaient mes ancêtres, tout autant que ceux qui les cherchaient pour avoir un défi digne de ce nom.
Un jour, Tsumekai disparut complètement. Son successeur opéra quelques changements, d’abords maigres, puis de plus en plus présents. Alors qu’ils ne laissaient autrefois jamais de trace de leur venue, les Higure se mirent à laisser des symboles de leur clan, des monuments à sa gloire, chacun contenant un de nos secrets pour ceux qui seraient capable de les lire, généralement les Higure eux même.
Mes ancêtres traversèrent ainsi la première guerre shinobi et de nombreux noms de notre clan devinrent synonymes de puissance, de courage et d’abnégation : Tsumekai bien sûr, mais aussi Kaido, Yuuki, Kaimetsu et bien d’autres encore. Même après la fin de la guerre, alors que les clans se regroupaient en villages ninjas, les Higure préférèrent garder leur mode de vie errant et l’entretien de leurs traditions guerrières, si bien qu’ils étaient prêts et armés lorsque la seconde guerre éclata. Une nouvelle guerre qu’ils vécurent dans le sang, les larmes et la sueur.
Après cela, une scission eut lieu parmi les membres du clan. Nombreux furent ceux qui, lassés par les combats incessants, décidèrent de se tourner vers une vie plus calme, plus paisible, alors que quelques uns continuèrent de perpétrer la vie nomade de combattante du passé, bien que laissant derrière eux d’autres symboles de notre puissance, le plus resplendissant étant le manoir Higure, à proximité de Kaminari no Kuni.

C’est dans cette partie du clan que je vis le jour, il y a désormais plus de quarante ans. En effet, j’ai vécu et je vis depuis mon enfance en tant que nomade. De nos jours, il semble irresponsable d’élever un enfant dans la nature et, moi-même si un jour la chance m’était donné d’avoir des enfants, je pense que je ferai en sorte qu’ils puissent grandir au calme et en paix. Néanmoins, je ne regrette en rien l’éducation que j’ai reçue et la décision de mes parents d’avoir préféré la voix du guerrier à celle du paysan. Si ils l’avaient fait, sans doute serais-je déjà mort, tué par un assassin comme ce fut si souvent le cas. J’étais donc né et m’était forgé dans le combat, l’apprentissage par l’expérience et l’entraînement sur le champ de bataille. Cela m’accorda une force physique nécessaire à l’art du sabre, art que j’ai appris et étoffé au fil des temps, ainsi qu’une bonne maîtrise de notre capacité héréditaire, le Hakkooton. Je n’étais ni le plus fort ni le plus doué, mais cela ne m’empêchait nullement d’avoir réussi à me faire une place et un nom dans le clan Higure.

La troisième guerre arriva à ce moment là. Ce fut lors de cette période que la branche sédentaire et pacifiste du clan fut dévastée, exécutée sans résistance. Quant à nous, nous n’étions pas les proies mais les chasseurs. Même si nous subissions des pertes, nous sortions toujours victorieux, nos détracteurs à nos pieds. Mais oui, nous subissions des pertes, des pertes qui assumaient un rôle essentiel pour notre clan, et qu’il fallait remplacer. C’est ainsi que je devins forgeron. C’était un travail intéressant et fascinant, et aujourd’hui encore ce qu’il est possible de faire avec de l’acier m’impressionne. J’acquérais rapidement un certain talent pour l’art de la forge et fabriquait de nombreuses armes et armures pour le clan. Aujourd’hui encore, la plupart de ces armes sont en ma possessions, cachées en lieu sûr avec la possibilité de les invoquer à ma guise.
Au bout d’un moment, la guerre prit une tournure critique pour mon clan. Nous perdions de plus en plus des nôtres, et même la branche guerrière n’était plus réduite qu’à une poignée. Arriva alors le jours funeste.

Nous étions arrivés à un village où la branche sédentarisée du clan était présente. Leur chef accepta de nous héberger, conscient que notre présence pourrait protéger ses frères, ses sœurs, ses fils et ses filles, voir dissuader toute attaque d’assassins. Hélas, ce ne furent pas des tueurs isolés qui nous attaquèrent, mais tout un détachement de l’armée du village caché du brouillard. Le village ne comportait d’autre shinobis que les 6 autres membres de la faction guerrière et moi-même. Sept contre une cinquantaine, nos lointains cousins derrière nous, nous étions loin de pouvoir rivaliser avec eux. Pourtant, il était de notre devoir de les protéger d’un crime de guerre inéluctable. Nous les affrontions et en envoyons de nombreux rejoindre leurs ancêtres, mais nous étions dépassés, et même la prise des armes de quelques villageois n’y fit rien. L’ordre fut donné d’évacuer le village. Nous tenions le plus possible, mais je ne tardais pas à voir tomber deux de mes compagnons sous mes yeux puis un troisième, un quatrième, un cinquième. Il ne resta bientôt plus que moi et le chef de la branche guerrière du clan, Tetsurama Higure. Nous tînmes bon le plus possible afin de laisser un répit à nos cousins pour qu’ils s’échappent. Hélas, ils tombèrent sur une autre partie des forces, et peu purent échapper à leurs ennemis. Ce fut un massacre. Je vis le vénérable aux yeux verrons être touché de nombreux traits, avant de moi-même prendre un coup au crâne qui me fit sombrer dans l’obscurité, la vision de mon chef ignorant la douleur pour plonger sur l’ennemi gravée dans mes yeux.

Lorsque je revint à moi, j’étais allongé sur un tas de paille dans ce qui semblait être une grange en ruine. Le goût du sang avait envahi ma bouche, et une odeur âcre de cendres flottait dans l’air. Mon corps criait de douleur, malgré des soins faits à la va-vite et des bandages grossièrement placés sur mes blessures. On aurait dit qu’un manchot s’était occupé de moi.

« Te voilà enfin réveillé... »

Je me tournais difficilement vers la direction d’où venait une voix que je connaissais bien. C’était Tetsurama, et sa vue me glaça d’effroi. Je savais que cet homme, ce vétéran de nombreuses batailles, était fort et résistant, mais s’en était trop. Outre les multiples flèches plantées de toute part dans son corps, il était mutilé. Sa main droite lui manquait (et je m’en voulais soudainement d’avoir dit que mes bandages avaient l’air d’avoir été faits par un manchot), séparée violemment de son bras. Sa jambe gauche formait un angle écoeurant et ne tenait au reste du corps que part la grâce de Dieu (même si je ne suis guère croyant). Son armure était en miette, de nombreuses armes encore plantées dans son torse. Une longue estafilade barrait son visage et son œil droit semblait n’être plus qu’un énorme caillot de sang, tant il était endommagé, comme traversé de part en part par un projectile.
Alors que j’allais parler, le vieil homme leva sa main restante et me fit signe d’approcher de lui. J’avançais lentement, attendant les dernières paroles de mon guide. Sa voix ne fut qu’un souffle.

« Je te laisse la garde du clan, quoi qu’il en reste... Soit fort Sojetsu, soit fort comme l’ont été nos ancêtres. Je te laisse Noutan, et l’avenir du clan... Maintenant, écoute les paroles d’un vieil homme. Dans le jardin de notre manoir, près de Kumo, il y a une stèle. Elle cache nos secrets... nos secrets sur... sur la lumière. La lumière t’en montreras certains, tandis que l’obscurité en révèleras d’autres... Visites également nos monument à Yuki no Kuni... Récupères nos savoirs... Mets les en sûreté dans ton cœur... Je fais de toi... Le gardien des Higure... »

Tetsurama se mit à tousser de nombreuses gerbes de sang, et pourtant il semblait avoir autre chose à dire, énormément d’autres choses. Je ne pouvais ni le rassurer ni lui mentir, car l’un comme l’autre nous savions que sa mort était inéluctable.

« Je ne regrette pas la vie que j’ai mené, Sojetsu... Une vie glorieuse, de combats, d’espoirs, de liberté... Je regrette juste d’avoir failli à ma tâche... De ne pas avoir put sauver les autres, mes frères, mes sœurs et leurs enfants... J’ai failli à ma tâche juste avant la mort... Sojetsu, le vieil homme que je suis t’implore... Protèges ce qu’il reste de nos clans... Ses secrets... Ses savoirs... Ses membres... »

J’hochais la tête en signe d’assentiment et prêtait serment, un serment d’honneur :

« Moi, Sojetsu Higure, jure avoir compris la tâche que m’a confié Tetsurama Higure, chef du clan Higure, et accepte celle-ci. Je jure faire tout mon possible pour récupérer le savoir du clan Higure et le protéger, tout comme je jure de protéger la mémoire de mes frères et sœurs tombés au combats. Je jure de faire en sorte d’offrir un avenir paisible à leurs fils et à leurs filles et aux générations futures du clan Higure. Moi, Sojetsu Higure, accepte d’endosser le rôle de Gardien du Clan Higure, comme le souhaite Tetsurama Higure. »


Je vis alors naître sur le visage de mon mentor ce qui ressemblait le plus à un sourire. Il attrapa Noutan, son sabre, un des plus anciens et des plus beaux jamais forgés par le clan, et le plaqua contre moi, me le confiant.

« Merci... Sojetsu... Protèges... Le clan...»

Ainsi s’éteignit Tetsurama Higure, dernier chef du clan de la lumière. Il avait assumé ce rôle durant 56 ans et s’éteignait à un âge plus qu’honorable de 78 ans. Il avait été un homme d’action et de droiture, un exemple pour nous tout autant pour ses faits d’armes que pour son amour des siens et sa volonté de la protéger. Volonté qu’il venait de me transmettre.

Je quittais la grange, m’appuyant sur Noutan pour avancer, mes blessures m’empêchant de marcher comme je voulais. J’étais tout prêt du village, ou plutôt de ce qu’il en restait, et cette vue me brisa le cœur. Alors que peu de temps encore avant c’était un lieu de paix et de calme, ce n’était plus désormais que ruines et cendres. De multiples corps jonchaient le sol, aussi bien les soldats de Kiri que mes frères et sœurs, ou que les civils qui avaient été exécutés. Certains étaient brûlés, d’autres non. J’avançais comme je pouvais parmi les décombres lorsque j’entendis les pleurs d’un nourrisson. Alors que je m’approchais de sa position, son berceau retenant à grandes peines une poutre sur le point de s’effondrer dessus, le bruit d’hommes en armes qui avançaient vers la même direction m’alerta. Je me mettais à couvert derrière les restes d’un des murs, dégainait mon arme et tentait de voir ce qui se passait. Il y avait ici 5 ou 6 shinobis, et de loin je pouvais distinguer le symbole de Kumo. Un d’entre eux s’était saisi d’un tas de linges salis pas les cendres, et je pouvais deviner dedans la présence du miraculé. Je m’apprêtais à sortir de mon couvert et à les attaquer, mais dans mon état je n’aurai fait qu’ajouter une victime de plus à ce massacre, moi. Autre chose m’arrêta dans mon élan, le regard calme et protecteur de l’homme envers le nouveau-né. Je tentais alors un pari risqué, celui de laisser un des seuls survivants de mon clan entre les mains d’inconnus. Grand bien me pris, car une vingtaine d’année plus tard ce bébé serait connu dans le monde entier sous le nom de Sunsay Higure.

Je récupérais par la suite de nombreuses armes sur le champ de bataille, la plupart en mauvais état. Néanmoins, quelques unes étaient encore en bon état, et je les stockais dans une des bâtisses. Lors de ma recherche dans les décombres, je trouvais les restes d’une forge, pile ce dont j’avais besoin. Pendant plusieurs jours, je m’attelais à refondre les armes abîmées et utilisais le métal ainsi créé pour forger une arme. Je mis dans mon œuvre toute ma technique, ma force, ma rancœur et ma tristesse, afin de les évacuer de mon être dans l’acier. Je pensais jeter l’arme une fois celle-ci terminée, mais, pour une raison que j’ignore, cela créa une arme magnifique, un chef d’œuvre si vous me permettez cette légère vantardise. J’avais forgé une épée dans un style tout à fait différent que tout ce que j’avais appris et forgé par le passé. Une lame longue et larme, à laquelle j’avais mis une garde perpendiculaire à la garde, dans un style des guerriers occidentaux dont parlent les légendes. Je remarquais avec étonnement que la lame était bleutée et étrangement froide malgré la chaleur ambiante. Cette arme allait avoir une utilité, une mission, et pour cela je la nommais Shobatsu, car elle serait la Punition de ceux qui avaient tué nos frères et sœurs, par crainte de notre nom et de ce qu’il représentait.
Je trouvais la dizaine de survivants à notre défense du village à proximité de celui-ci. Malgré mes blessures et mon faible état, je les tuais tous avec Shobatsu, leurs propres blessures et ma colère les ayant terrassé.

Je passais plusieurs jours dans les décombres du village, offrant une sépulture décente à ceux dont les corps avaient été abandonnés ici et là, et épargnés par les flammes (il est plus dur de faire une sépulture à des cendres, car on ne sait jamais si c’est un homme ou une poutre qu’on met dans l’urne... qui plus est, je n’avais pas d’urne). Je décidais, au bout de 3 semaines, à quitter enfin le village, mes blessures remises tant bien que mal, même si la douleur était encore bien présente. Après plusieurs jours de marche, je rencontrais une escouade de shinobis de Konoha qui m’apprit que la guerre était enfin terminée. Ce fut un grand soulagement pour moi, l’idée que les rares survivants du clan puissent ainsi espérer un peu de paix après tant de conflit me retirant un grand poids sur le cœur. C’est à ce moment là que je m’accordais un peu de repos, et tombait d’épuisement.
Je me réveillais de nuit, dans une tente et sur un lit spartiate. La première impression qui me vint fut une grande légèreté. J’en comprit vite la source : la plupart de mes blessures avaient été soignées. Je retrouvais Noutan et Shobatsu près de ma couche, ainsi que les autres armes, ce qu’il restait du haut de ma tenue et de mon armure. Je ne remettais que ma chemise au dessus des bandages, me servant de mon manteau pour faire un baluchon dans lequel je mettais les pièces de mon armure endommagée, et que j’accrochais avec les armes que j’avais récupérées dans le village.
En sortant de la tente, je trouvais les konohajins attroupés autour d’un feu. Ils étaient cinq, trois hommes et deux femmes. Eux même portaient de nombreuses marques des combats, et je pouvais deviner qu’ils étaient sur le chemin du retour vers leur village, impatients de retrouver les siens. J’acceptais le repas qu’ils m’offraient, méfiant malgré tout, et contait à leur demande mon périple, tout en éludant certains passages qui ne concernaient que mon clan, et la tâche que Tetsurama m’avait confié. Je quittais leur compagnie dès le lever du jour, et partais en direction de Kumo, ayant décidé de commencer mes recherches au Manoir Higure. En chemin, je fis une rencontre peu ordinaire, celle d’une meute de loups connaissant le langage humain, ces animaux ninjas que les shinobis aimaient à avoir comme alliés. Je fit une petite halte dans mon voyage, passant du temps avec ces sages animaux. Leur chef me défia, défi que je relevais et réussissait, me faisant ainsi adopter par leur meute. Ils m’apprirent la manière de les invoquer, et m’offrirent du repos à mon dos en me promettant un lieu de stockage pour les armes que je trimballais ainsi que pour mon armure que j’avais réparé depuis. Il me suffirait alors de les invoquer pour les avoir directement à ma disposition. Plus tard dans mon périple, j’empruntais la forge au forgeron d’un village (moyennant finance) et ne fabriquais une autre armure, plus épaisse et plus lourde, à l’effigie de mon alliance avec les loups J’envoyais cette armure dans ma « zone d’équipement » avec le reste de l’attirail, et ne gardait sur moi comme armes que Noutan et Shobatsu, les deux n’étant pas encombrantes et ayant une grande valeur sentimentale pour moi.

J’arrivais, après plus d’une semaine d’un voyage calme, au manoir Higure. Je vis avec surprise qu’un couple survivant du massacre du village s’était installé ici, un choix plus ou moins judicieux selon les goûts. Néanmoins, je ne leur en fis pas préjudice, car le rôle du manoir était bel et bien d’accueillir ceux de notre clan qui en avaient besoin. Avec leur accord, et éloigné de leur regard, j’inspectais la stèle que m’avait décrit Tetsurama. Je remarquais un léger courant d’air à sa base et la poussait, révélant un passage secret. Muni d’une torche, je descendais dans le passage ouvert et me retrouvait face à une plaque où se dessinaient, sous la lumière, des informations sur le Hakkooton et certaines des techniques phare du clan que je connaissais déjà par cœur. Me rappelant alors les paroles du vénérable chef du clan, j’éteignais ma torche et attendit. La lumière émanant des plantes fluorescentes entourant la plaque forma alors d’autres mots sous mes yeux ébahis. Je lisais avec avidité, et ce que j’appris me laissa bouche bée. Si le clan Higure savait créer la lumière, il savait également l’éteindre... J’apprenais l’existence d’une autre capacité héréditaire du clan, le Hikuhakkooton, créé dans l’hypothèse où nos pouvoirs se retourneraient contre nous. Je recopiais ces secrets et les emportait avec moi, laissant mes cousins dans leur nouvelle demeure. Un sourire me prit lorsque je constatais que le ventre de la femme était légèrement rond... L’avenir du clan était assuré.

La prochaine étape de mon périple fut Yuki no Kuni. En chemin, je m’attelais à la tâche de maitriser le Hikuhakkooton, et le voyage ne fut pas trop long pour cela, arrivant dans les terres glacées du pays des neiges en réussissant enfin à maîtriser cette affinité correctement. Je détruisais le parchemin sur lequel j’avais copié les écrits de mes prédécesseurs, par sécurité. Un tel pouvoir était bien mieux en la possession des Higure seuls.
A Yuki no Kuni, je trouvais de nombreux vestiges de notre clan, chacun contenant un de ses secrets, secrets que je récupérais, même s’il s’agissait généralement de techniques Hakkooton ou Kenjutsu qui faisaient déjà parti de mon panel. Plus tard, bien cachés, je découvrit l’existence d’un endroit incroyable : une vaste archive de tous les faits et gestes du clan durant les deux premières guerres, entretenues par un ancien Higure qui s’était exilé et avait écrit, par la mémoire des histoire racontées par le bouche à oreilles, de nombreux livres relatant notre histoire depuis sa création présumée jusqu’à sa dislocation. Je feuilletais ces archives avec avidité, laissant le temps passé en dehors tandis que je retraçais l’histoire du clan, énorme source de savoir qui me permit d’établir une carte détaillée des monuments et repaires secrets aménagés par notre clan. Trois longues années avaient passés lorsque je décidais d’abandonner pleinement cette source de savoir qui m’avait servie de lieu de regroupement lors de mes explorations dans le pays des neiges. J’avais également réussi à reconstituer une grande partie de la vie de Tsumekai Higure, et mes études me permirent d’en arriver à la conclusion qu’il s’était caché bien plus tard sous le nom de Kaimetsu Higure. Pour quelle raison ? Cela était un mystère, surtout que « l’ultime » avait été rayé de la planète.
Je retournais à mon périple, parcourant tous le Yuukan pour découvrir tous les secrets laissés par notre si mystérieux clan. Cette quête dure aujourd’hui depuis plus de quinze ans, mais elle touche bientôt à terme. Et pourtant, ma geste est loin d’être terminée...





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Shioon Ogami
Nidaime Yamikage
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MessageSujet: Re: Sojetsu Higure, l'ombre et la lumière...   Jeu 19 Jan - 19:14

Belle présentation ! Quelques petites cafouillages, mais rien de bien méchant. Validée au grade demandé ^^.
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Sojetsu Higure, l'ombre et la lumière...
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