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  [Mission de rang C] Les ivrognes, seconde partie. [En cours]

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Oïshi Shugen
Bras droit du Tsuchikage
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MessageSujet: [Mission de rang C] Les ivrognes, seconde partie. [En cours]   Ven 25 Fév - 23:15

Décidément... le boss ne voulait pas me lâcher avec cette foutue mission de nettoyage. Voilà qu’après avoir ramassé un tas d’ordures semé par des ivrognes, j’devais jouer les détectives dans le but de retrouver les coupables. Courir après des idiots pareils, ce n’est pas ce qui m’enchante le plus d’habitude, néanmoins je devais avouer qu’il y avait quelque chose de bien dans cette nouvelle mission. J’allais pouvoir, sans m’attirer d’ennuis, distribuer un bon paquet de baffes aux fautifs. Vu ce qu’ils avaient fait à la place du village, personne ne viendrait me contredire lorsque je prétexterai un comportement agressif des coupables pour justifier la correction que je comptais leur administrer. Après cela, j’étais sûr de mieux me sentir. Inutile de vous décrire la joie que j’éprouvais à l’idée de mettre la main sur ces vauriens. Biscuits en poche, je me rendais à l’endroit où j’étais sûr de glaner quelques infos sur l’identité des types que je recherchais, à savoir, le bar où ils avaient passé la soirée d’enterrement de vie de garçon de leur ami. Sakura Sangaku, ou le Cerisier des Montagnes, se trouvait être un bar plutôt réputé au village pour ce genre de soirée, peu étonnant donc qu’ils se soient rendus là-bas l’autre soir. Pour ma part, je savais exactement où ce bar se situer pour la simple et bonne raison que lorsqu’on est un Kobayashi, la première chose que vos parents vous apprennent, c’est l’emplacement exact de chaque bâtisse de ce genre à Iwa. La seconde étant le combat, ces deux choses apprises pouvait faire de vous un redoutable utilisateur du Suiken Ryuu et de ce fait, un fier Kobayashi. Arrivée devant le bar où je débutais mon enquête, je poussais tranquillement la porte et pénétrait à l’intérieur. Le barman me reconnut dans la seconde, m’adressant un sourire amical avec un grand signe de mains, il s’adressa à moi de sa grosse voie chaleureuse qui autrefois, me faisait beaucoup rire.

- Kura ! Quel plaisir de te revoir ici ! Ton père m’avait dit que tu avais bien grandi depuis la dernière fois que l’on s’est vu, je dois néanmoins avoué que je ne m’attendais pas à ça ! Tu commences à prendre un peu de bras à ce que j’vois, l’entraînement doit payer, c’est bien. Viens t’asseoir, je suppose que tu as beaucoup à me raconter depuis ta dernière visite, j’te sers quoi ? Une vodka ? Ta mère adore la vodka et quelque chose me dit que toi non plus tu ne vas pas la repousser.
- Oyo Fujiyama-sensei ! Désolé, mais je n’ai pas le temps de venir boire un verre, je suis en mission et j’aurais besoin de vous pour obtenir quelques informations.
- Baka ! Ce n’était pas une question ! Tes parents eux consomme à chacune de leurs visites, c’est comme ça qu’on s’endurcit, de plus, tu oublies que je suis ton maître d’apprentissage, tu te dois de m’obéir. Ne t’en fais pas, je te dirais tout ce que je sais sur cette affaire de voyous. Ne me regarde pas avec cet air ahuri, c’est moi qui tiens ce bar je te signale, j’ai été prévenu de la visite d’un ninja du village pour cette histoire.

Il venait de frapper au bon endroit, mes parents se trouvaient être de vrais modèles à suivre pour moi. Je m’approchais du comptoir en murmurant - Bah voyons, avec vous n’importe quel prétexte est bon pour me faire boire... vieux con...
- Espèce d’insolent ! Je vais te faire passer l’envie d’insulter ton maître sale con !
Il se saisit de moi de sa main droite, me souleva bien haut dans les airs avant de m’accompagner avec une force prodigieuse, tête la première, m’écrouler sur une table. Ce n’est pas parce que tu commences à devenir un bon ninja que tu peux te permettre de la ramener devant moi, compris ?!

Totalement sonné, gisant au milieu des débris de la table en bois, je sentais son pied exerçait une pression au niveau de mon crâne, écrasant encore un peu plus mon visage au sol, m’empêchant également de lui répondre, ce qu’il voulait évidemment, quel vieux con... Satisfait de sa petite victoire sur mon irrespect, il m’aida à me relever et à prendre place sur l’un des tabourets du comptoir. Écraser pour mieux être respecté, avec le temps, j’avais appris que ce mode de fonctionnement était courant au sein des maîtres d’apprentissage de notre clan. Fujiyama-sensei étant un Kobayashi et également un maître d’apprentissage, il était hors de question qu’il déroge à la règle, tenir un bar n’avait en rien arranger son agressivité. Il en fallait bien pour virer hors d’ici les petits malins comme les fêtards de l’autre soir. Encore à terre, une larme à l’ œil, je tentais de retrouver mon chapeau de paille qui s’était mystérieusement envolé lors de mon envol. Plus aucune trace de lui. Lorsque je fus de nouveau sur pied, une sensation de mal à l'aise me saisit, j’étais comme déboussolé, pourtant des coups comme celui-ci, ce n’était pas le premier qu’il me donnait et jamais je ne m’étais senti aussi mal après l’un d’eux. Le vieux souriait, il semblait fier d’une chose dont seul lui était au courant, du moins il croyait être le seul à le savoir. Grattant le derrière de mon crâne, je m’installais sans un mot sur un tabouret, Fujiyama-sensei déposa alors un verre rempli d’un liquide bien familier, la vodka. Il voulait réellement que je boive pendant une mission ? Complètement irresponsable... Au pire, un verre ne pouvait pas me faire de mal, c’était d’ailleurs le seul moyen pour qu’il accepte de cracher le morceau, plus vite ce verre serait vide, plus vite se terminerait la mission. Mais avant, le vieux allait me rendre mon si précieux chapeau. À en voir son regard, il savait que j’me doutais de qui l’avait pris, il était sur ses gardes le vieux. Je le savais que le plus dur de la mission se passerait ici, avec un sensei aussi con que le mien, c’était sûr qu’il ne me faciliterait pas la tâche. Nos regards se croisèrent par deux fois avant de se fixer au même endroit, près des bouteilles de saké, bien en évidence sur l’une d’elle, mon chapeau ! Aucun de nous deux n’osa pas bouger pendant un court instant, attendant le bon moment.

- VIEUX SCHNOCK ! CE CHAPEAU EST A MOI ! Je venais de m’élancer en direction de ce qui m’appartenait, sautant par-dessus le comptoir d’un bon remarquable, les deux mains bien tendues vers l’avant.
J’EN AI RIEN A FOUTRE ! LE RECUPERER NE FAIT PAS PARTIE DE TA MISSION IDIOT ! ME FAIRE PARLER EN REVANCHE TE SERAIS PLUS UTILE ! Sa réponse vint en même temps que son avant-bras parti percuter avec violence mon dos, m’amenant une nouvelle fois m’écraser au sol, à plat ventre cette fois-ci.
- J’ai... je savais que vous me mettriez des bâtons dans les roues pour que je rate ma mission... Je me relevais lentement, dépoussiérant mes vêtements, commençant à ressentir la douleur des deux coups de maître Fujiyama, il avait une telle puissance... Mais si vous croyez que des coups aussi faibles vont m’arrêter, c’est que vous me connaissez bien mal sensei. Quant à ce chapeau, je me saisissais de ce dernier d’un geste lent de la main avant de le replacer sur ma tête. Que vous ne l’aimiez pas je m’en fiche, moi je trouve qu’il me va vraiment bien de plus, je n’ai jamais perdu avec lui sur la tête, ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer. Le moment était peut-être mal choisi, mais je prenais une pause victorieuse, une main sur mon chapeau, le pouce de l’autre dressé fièrement devant le sensei.

Il n’en revenait pas, une telle arrogance le foutait vraiment en rogne et j’en avais bien conscience. Son poing droit parti à une telle vitesse que l’esquiver fut difficile. Prenant appuis sur le comptoir, je repassais de l’autre côté, lui tirant la langue pour l’énerver encore un peu plus. Je comprenais parfaitement ce qu’il attendait de moi, il n’allait pas être déçu non. Les clients assistant au spectacle semblait prendre les paris, habitué à ce cinéma entre le patron et moi, personne ne semblait vouloir s’en aller. Maître Fujiyama allait encore devoir effectuer des travaux de réparations... cela en devenait une habitude à présent.
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