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 Mei [ Deuxième présentation d'Orochimaru qui ne peut être Orochimaru]

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Mei

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MessageSujet: Mei [ Deuxième présentation d'Orochimaru qui ne peut être Orochimaru]   Mar 9 Nov - 21:07



Nom: Altar, un nom d'une famille oubliée dans le charnier d'Oto no Kuni

Prénom: Meimou, aucune signification, rien de particulier, juste la preuve d'un amour démesuré

Sexe: Femme et inhumaine à la fois

Âge: 20 ans

Village / Organisation désirée: Liberté

Grade désiré: Selon votre bon plaisir





Tableau d'un autre monde:

Spoiler:
 


Une pureté qui distille à la fois la peur et la pitié dans les yeux d’autrui, des courbes fines, un regard d’or. Meimou est une jeune femme transcendée par l’éclat de la beauté de la race éclairée du village d’Oto. Ses longs cheveux noirs caressent son bas du dos, une peau marquée à jamais par les sévices de son ancien maître, la folie d’Iris Sov. Elle porte sur elle les marques d’un temps loin d’être clément, la simplicité de la nature et quelques grains de beauté près de son nez grec. Ses lèvres se retroussent de temps à autre, un ersatz de sourire qui vient éclairer son visage blanc, des tentatives du moins. On peut aisément deviner sa petite poitrine en dessous de sa robe blanche souillée par le sang, quelques gouttes de transpirations. La jeune femme est l’exemple même de la beauté d’âme, celle qui rejaillit sur le corps et peut se faner en un rien de temps. La jouissance de l’éphémère. Maigre, quelques os apparents, un peu de douleur sur ce visage immaculé. Elle est faible, belle, une histoire à même la peau, un devenir dans l’éclat doré de ses yeux. Le destin pouvait rompre l’éclat de sa beauté, lui donner une laideur que l’humanité aime infliger. Néanmoins, un grain de poussière ne souille pas une fleur.



Voyage dans les contrées de l'esprit:

Spoiler:
 

Pureté et sévices. Son passé tient une place importante, elle avance en arrière. Pouvoir retrouver un jour ses parents, comprendre sa métamorphose et les conséquences que cela implique. Meimou est tourmentée par des images qui reviennent incessamment, quelques odeurs et une envie permanente. La marque du serpent, bien qu’arrachée par la lame aiguisée du couteau, laisse quelques douleurs qui viennent gâter le visage de la belle. Le savoureux mélange de la pureté et du vice, sa personnalité qui s’affaiblit de jour en jour face à l’héritage Moire, les pouvoirs du serpent. Meimou est dangereuse car faible, incapable de reprendre le dessus, de distinguer la réalité du rêve. Etrange naïveté d’une jeune femme qui ne pouvait vivre, condamnée sous le joug d’un seigneur sans scrupules. Le désir a provoqué la tragédie, un feu qui brûle et consume la moindre petite partie de l’espoir qu’elle caressait jadis. Pouvoir vivre en paix avec ses parents. Simplement et tendrement. La jeune femme tentait de se construire dans sa cage de fer aux reflets dorés, elle erre maintenant dans les bas-fonds de l’humanité. La cruauté d’un destin lui arrachant son physique et sa joie mais qui lui laisse ce qu’elle désirait plus que tout. La liberté, le pouvoir de jouer avec le hasard.




Bribes d'un passé éclatant, espoir d'un futur troublant:

Spoiler:
 

Candeur et naïveté, une fille troublée, un passé sombre mais plein d’humanité. Une vie de raclure, des jours heureux, vivre l’enfer au milieu du ghetto miséreux.


Meimou, jeune fille de la famille Altar, elle vivait en paix avec ses parents qui luttaient désespérément contre la cruauté du clan dominant installé sur le trône par Hebimito , après le désastre de la bataille de Kusa. Les Moires parquaient les « humains » dans les ghettos. Ils ne sortaient que pour assouvir les moindres caprices des seigneurs du village. Jouet sexuel, kunoichi pour accomplir les tâches les plus dégradantes et dangereuses. Des termes que Meimou connait bien. La seule membre de la famille libérée pour sa beauté, un visage éblouissant pour le plus sombre des hommes, Iris Sov. Ce dernier est un seigneur respecté d’Oto, un dominant du clan Moire. Il brûlait d’amour pour la belle, voulait inscrire en elle sa cruauté et sa philosophie du destin, du hasard contrôlé. Le temps était loin de faire son œuvre, l’écume pleine d’une douleur noire assombrissait l’esprit blanc de la jeune femme .Cette dernière voulait sa liberté, retrouver et épouser son passé. Le cœur de Meimou était plein de contradiction, des sentiments troublant piégés entre deux feux. Tuer et annihiler l’homme qui détruisait son humanité, arracher sa famille des chaînes de l’esclavage ou bien encore se laisser tenter par le désir même, la douce chute vers la métamorphose d’une race Moire prestigieuse. Comment décider quand l’homme qui vous domine laisse dans votre esprit des phrases lourdes de sens, des tortures douloureuses. Fatalité, joug, faiblesse de l’humanité, Meimou pensait sincèrement que son maître avait raison d’employer ces termes. La jeune fille se devait tout de même de faire un choix au risque de perdre son âme dans la douleur physique et mentale qui brûlait autour d’elle de jour en jour. Le hasard, quelques dés d’or en l’air qui se fracassent et décident, en une seule seconde, la femme joue avec le destin, l’esclave se libère. Meimou décida donc de tuer son maître, cet homme amoureux qui se métamorphose et décide d’éliminer son amour tout en lui révélant les plus sombres secrets du clan. Iris Sov, le serpent Moire, le maître d’un clan supérieur mais impuissant, une maladie qui se propage avec le temps. La jeune fille est devenue femme Moire, une métamorphose rare et funeste pour son maître qui pensait tenir entre ses bras un cadavre d’une rare beauté. La destinée ne peut se construire que sur un coup de folie, il n’en est rien, Meimou est vivante et épouse les ambitions de sa liberté.
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Mei

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MessageSujet: Re: Mei [ Deuxième présentation d'Orochimaru qui ne peut être Orochimaru]   Mar 9 Nov - 21:07

Chapitre d'une histoire tendrement humaine


Un passé lointain, des ruines, un village du nom d'Oto no kuni.

Le temps passe mais les conditions restent les mêmes, des hommes exploités et d'autres en dehors du chaos, des dirigeants du village d'Hebimito. Des hommes et des femmes au -dessus du commun des mortels, une peau blanche, une maigreur apparente et une supériorité criante. Oto est coupé en deux, le ghetto et le « coeur ». Un ninja qui n'est pas Moire n'est qu'un être exploité ou en attente, un esclave au service d'un seigneur Moire dans le « coeur » ou un homme qui survit dans le ghetto et caresse un espoir sombre. Des rumeurs circulent sur les Moires, on prétend qu'ils ne sont pas humains, qu'ils sont touchés par une maladie et que les habitants d'Oto finiront tous par devenir des Moires, des élus d'une génération sacrifiée. Les raclures du ghetto espèrent connaître cette maladie, pour enfin accéder à la liberté et goûter aux délices d'une supériorité qui est loin d'être humaine. C'est dans ce contexte précis que se déroule l'histoire de Meimou Altar et Iris Sov. Une simple kunoichi esclave et un seigneur Moire.


Une longue robe blanche qui s'étend sur un parterre de marbre, des gestes précis et dénaturés, une femme qui agit sans même y penser. Son visage doux et ses longs cheveux bruns se reflètent sur le sol, son regard vide, son énergie annihilée par des heures de corvées. Ses pieds fins poussent un seau débordant d'une eau sale, elle ressent une douleur légère, un picotement. Son corps tout entier est torturé, des marques légères ou non, une odeur de sang omniprésente. Meimou se démène, elle agit dans un silence qui happe son envie de se débattre, de mettre fin à son sort qui dure maintenant depuis une année. C'est une routine dorénavant, elle doit passer la moitié de ses nuits à nettoyer la même pièce, le même endroit. Un sol de marbre blanc accueillant la statue du maître des lieux. Elle essore une vulgaire serviette sans même une once d'envie, elle agit tout de même, une condition qu'il est difficile de quitter. La liberté n'est plus sienne, le libre arbitre non plus, il semblerait que cela soit tout à fait normal parait-il. Iris est son nouveau maître, celui qui est venu la chercher dans cet infâme ghetto malfamé. Elle devrait se réjouir d'être sous la protection d'un Moire on ne peut plus éminent, une race supérieure qui a réussit à sauver le village de la cupidité humaine. Quoi de plus normal que de céder sa liberté à des hommes plus à même de nous guider, pour le meilleur et pour le pire. Juste retour des choses, lourde dette à payer au fil des années qui sont de plus en plus longues, de moins en moins humaines. La race Moire se répand, les élus sont nombreux à subir les transformations, connaître cela revient à intégrer un cercle « libéré ». Je ne veux plus être faible, je veux le bien de mes parents restés dans le ghetto, des pensées incessantes qui traversent l'esprit de Meimou . Elle espère être une « élue » afin de se libérer elle-même et acheter sa famille au ghetto dont le sort est incertain. On lui dit souvent qu'elle est belle, que son corps ressemble de plus en plus à celui des plus prestigieuses femmes Moires, qu'un jour peut être Iris se devra de la relâcher car elle sera l'égale de lui-même. En attendant, elle obéit, elle subit et se construit malgré tout selon le bon vouloir de Sov et ses passions dangereuses. Le soleil ne va pas tarder à se lever, elle pourra légitimement se reposer après six heures de corvées habituelles. Meimou ne peut s'empêcher de passer sa main fine sur la marque qui orne son épaule droite dénudée. Zig-zag d'encre noir infiltrée sous la peau affaiblie, la marque du serpent. Chaque ninja-esclave sous le joug d'un Moire se doit de porter nécessairement en guise de tatouage la marque de ce dernier, un symbole de propriété sans aucun doute. Son maître lui a imposé un tatouage animal, un hommage aux serpents qu'il tient en honneur plus que tout. Elle espère un jour qu'Iris la torturera une dernière fois en arrachant cette partie de sa peau, signe qu'elle sera enfin libérée. Meimou utilise ses dernières forces pour nettoyer la statue centrale, une masse froide et puissante en même temps, on peut y distinguer simplement les principaux traits d'Iris, le propriétaire des lieux. Un visage blanc, une chevelure noire très longue, une silhouette longiligne et des yeux caractéristiques car entourés d'un maquillage violet, des iris couleur or. Meimou s’attarde sur les mains de la statue, de longs doigts très effilés et manucurés, elle baisse les yeux, bouge machinalement ses mains tout en lisant l’inscription du socle, des mots qu’elle récite toujours à voix haute, une routine habituelle :

« Avoir du Hasard dans son talent, du talent dans son hasard…

• Pour le comprendre, il faut l’expérimenter Mei. »

Une voix grave et langoureuse répond à une autre plus en retenue, Iris fixe Meimou avec attention, sans la quitter. Il s’approche d’elle et laisse apparaître ses mains qui sortent lentement des manches de son kimono bleu, Meimou ne regarde que ses doigts, ses ongles noirs. Elle ferme les yeux et ne ressent plus qu’une infime douleur, son maître vient de griffer avec parcimonie la marque symbolique de son épaule droite.

« Tu grattes encore le serpent qui se love contre ta peau si blanche ? Tu veux le détacher de toi ? »

Il n’y a pas à répondre, Meimou se contente de ne pas bouger, elle sait très bien dans quel sens la conversation doit se tourner. La voix étrangement mélodieuse d’Iris raisonne dans l’esprit de la jeune fille, des mots qui portent, qui jaillissent et attirent, le moyen subtil de faire comprendre qu’il n’y a rien à espérer, qu’il faut se soumettre et accepter ce que son maître offre :

« Le jour où ton épaule ne sera plus tachée du serpent, alors tu ne pourras plus jouir de ma protection, de mon enseignement. Tu devras vivre seule, t’exposer au hasard alors que tu ne possèdes aucun talent pour le moment. Une humaine ne peut vivre avec panache, se réaliser avec audace face à un monde devenu si cruel, trop élitiste.

• Je m’expose déjà au hasard, une fatalité. »

Les yeux de Meimou se lèvent une seconde, elle croise le regard d'Iris qui semble amusé, elle redoutait une tout autre expression, elle s'attendait à devoir subir quelconque remontrances, attitude compréhensible quand on sait qu'un esclave ne doit pas couper la parole à son maître. Les mots d'Iris coulent toujours sur le même ton, le même rythme :

« Le hasard est une chance de pouvoir réaliser ce pourquoi nous sommes faits, l'art d'user et abuser de la vie sans pouvoir craindre le retour de bâton d'un cadre rigide, humain, qui nous englue dans une routine stérilisante. Jouer avec le hasard est le propre du Moire. La fatalité n'est qu'une conséquence qui tombe sur les faibles, ceux qui ne peuvent se réaliser, qui n'ont rien à exprimer. Ils portent, subissent et s'affaissent. Porter en soi le goût amer de la fatalité ne sied qu'à l'humain. »

Iris juge nécessaire d'inclure une pause au milieu de ses paroles, un moment qui lui sert à exprimer toute sa condescendance sans même ouvrir la bouche. Il constate son effet sur le visage de Meimou et poursuit :

« Laisse donc ce serpent se répandre à travers ton corps, contente toi de ressentir, de te laisser guider par lui. Il partira de lui même, non sans avoir inscrit en toi la puissance de jouer avec le hasard. Par contre, si tu oses arracher ta peau, le symbole de ta liberté prochaine, tu t'exposes à devoir affronter le jeu dangereux sans avoir la possibilité de t'en sortir. »

La robe blanche et mouillée de Meimou tombe au sol, Iris fait courir ses mains le long de son dos droit, il caresse avec envie les différentes blessures infligées à son esclave, son humaine trop faible pour goûter au hasard mais au combien intéressante car pure, vierge de toutes choses. Il dégage une partie de la chevelure de Meimou , pousse avec douceur sa tête vers le côté gauche et vient mordre le haut de son épaule. Ses doigts continuent de ressentir la chaleur d'une peau féminine, il griffe et caresse à la fois, ce corps lui est offert puisqu'il ne bouge pas, puisqu'il ne peut bouger avec justesse. Il accentue la pression de sa morsure, il veut tout simplement goûter un sang différent du sien, un corps qui se doit d'être manipulé car l'âme qui y réside est trop faible, perdue. Meimou regarde avec attention le plafond de la salle, elle ne sait pas ce qu'elle doit ressentir, ce qu'elle est en droit d'éprouver. Plaisir avoué ou simple geste inconscient, il s'avère qu'elle a eu la mauvaise idée de poser sa main sur la chevelure de Sov. Elle aura droit en retour à une gifle appuyée en direction de son visage, un coup dans le ventre qui lui vaudra de rejoindre le sol en marbre froid qu'elle ne peut ressentir sous l'effet de la douleur. Puis quelques mots, une voix plus forte :

« Tant que tu ne peux jouer avec le hasard, tant que tu es malheureusement humaine, ne t'avise pas de prendre des initiatives inconsidérées. Tu ne seras plus humaine le jour ou ce serpent qui orne ton épaule partira de lui-même, tu ne seras plus vivante le jour où tu enlèveras ce serpent par toi-même. »


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MessageSujet: Re: Mei [ Deuxième présentation d'Orochimaru qui ne peut être Orochimaru]   Mar 9 Nov - 21:07

Pour Meimou, ces mots sonnent comme une sentence, ni plus, ni moins. Sa chevelure brune cache ses yeux embués de larmes, elle n'entend plus qu'une seule chose, le bruit des deux dés d'or qui roulent dans la main blanche de son maître, une sensation gênante et désagréable qu’elle connait bien assez. Iris poursuit ce geste mécanique pendant quelques secondes, il attend que la fille Altar daigne le regarder puis il lance d’un coup ses deux dés fétiches en l’air, un moment anodin pour lui, quelques battements de cœur accélérés pour elle. Les deux carrés tailladés de chiffres romains se fracassent sur le sol, ils osent afficher deux nombres différents :

« Pas de double, on en reste là Mei, regagne tes appartements. »

Iris est déjà bien loin au moment même où Meimou se lève tant bien que mal, elle tente de reprendre ses esprits, de se calmer quelques instants. Elle a peur car justement elle sait, elle imagine très bien ce qui l’attendait si les deux misérables dés avaient eu l’idée de s’entendre pour former un double. Son regard se porte dorénavant vers l’escalier en colimaçon de droite qui la mène vers sa chambre. Une vaste salle tapissée d’images tirées de gravures historiques, un tapis persans rouge, une odeur de racine de garance, quelques meubles luxueux, des fleurs colorées, une lumière judicieusement tamisée, un lit en baldaquin voilé légèrement, puis des barreaux aux fenêtres. La chambre de Meimou n’est qu’une prison dorée, un coquon exquis mais terriblement fermé sur le monde extérieur, vers un passé qu’elle espère rattraper un jour. Elle erre dans cet arc en ciel, douce fille au visage livide, elle s’étand sur ses draps de soie et attend que ses larmes sèchent. Une solitude luxueuse bénéfique à la nostalgie, elle s’endort quelques secondes, observe ses rêves puis se réveille frénétiquement, elle revoit sans cesse les mêmes images, son esprit se joue d’elle toujours de la même manière, des odeurs, une voix, une sensation précise, une réalité copiée ou en tout cas transcendée. Meimou peine à trouver le repos, une quiétude qui lui serait pourtant bénéfique, elle se glisse vers le haut de son lit et enfuit sa main en dessous d'un large oreiller à plumes. Ce qu'elle y sort peut paraître étrange, ou en tout cas inattendu. Juste un tantô, petite lame japonaise légèrement courbée et au combien esthétique, quelques inscriptions asiatiques, sa langue maternelle, ce qui l'a raccroche à son passé. C'est avec cette modeste arme qu'elle survivait tant bien que mal dans le ghetto 82, un cadeau de son père, un homme droit qui était prêt à tout pour que sa famille puisse grandir sans encombre. Le ghetto fait figure de cauchemar, des lieux encadrés par de vastes enceintes, une zone de non droit où les humains s'exterminent à défaut de se révolter contre l'autorité Moire, celle qui jugule les entrées et sorties, qui fournit des esclaves aux riches élus dirigeants. Meimou repense au regard de sa mère, la joie qu'elle ressentait au moment de voir que sa fille commençait à mincir plus que de raison, elle observait avec envie sa peau blanche et guettait à n'en plus finir la couleur de ses yeux. Elle espérait que sa fille devienne Moire, qu'elle puisse sortir la famille de cet enfer sur terre. Meimou porte la lame vers son nez, elle essaye de sentir, de trouver une odeur caractéristique, celle de la peau de son frère qui se coupait tous les matins avec ce tantô dans l'espoir d'y voir un changement dans la couleur de son sang. Curieux moment, elle éprouve un sentiment de réconfort en touchant le seul objet qui lui permet de faire un lien avec son passé, des souvenirs jadis douloureux qui ne sont maintenant que les seuls moments privilégiés et désirables qu'elle peut avoir. Elle se lève et retourne un miroir qu'elle avait pour habitude de cacher. Elle observe son reflet méconnaissable, son corps nu et maltraité, cette marque sur son épaule qui symbolise ce serpent tentateur et insolant à la fois, un futur sombre à même la peau, ce couteau dans sa main droite, un passé qu'elle serre fort, qu'elle ne veut pas lâcher. Meimou, fille cadette des Altar, est tout à fait consciente qu'elle devra faire un choix, mais elle est sans cesse tiraillée par des sentiments contradictoires, changeants, un cœur instable qui lui dicte et se rétracte dans la foulée. Le couteau tombe au sol, la jeune fille en fait de même sur son lit, elle ne cherchera pas conseil cette nuit, juste un court moment de repos afin de pouvoir passer sans encombre une journée qui s'annonce aussi tumultueuse que les autres. L'humaine ferme les yeux dans la cage d'un Moire, prémices d'une kunoichi-esclave se résignant à espérer d'être une élue, ou prélude d'une jeune femme rattachée à un passé qu'elle veut retrouver, par tous les moyens.

Il est des matins où le simple fait d'ouvrir les yeux nous permet de nous confronter durement avec une réalité que l'on voudrait tant refuser. Le reflet d'une mince lumière du jour se répercutant sur la peau blanche d'Iris, ses yeux de serpent, sa main grande et puissante. Meimou se retrouve nue, attachée dans son lit, son maître veille à ce qu'elle ne puisse se débattre, simple précaution. Il était là depuis quelques heures visiblement, une attente morbide au chevet de son lit, un regard qui en dit long. Meimou se pose des questions, elle a légitimement peur. Les marques rouges sur ses poignets lui font horriblement mal, son corps est brûlant et elle ne peut pas tenir le regard face à son maître qui est immobile, qui arrive à contenir sur son visage un sourire étiré et expressif. Sov bouge après quelques minutes, il essuie avec précision une simple goutte de sueur qui perlait sur le visage de son esclave. De la délicatesse, un peu de douceur. Les mots tranchent, ils ne suivent pas les gestes :

« Tu deviens moche, laide, tu commences à m'écœurer Mei. Une esclave sans intérêt, tu perds ton humanité. Pourquoi ton corps devient-il blanc ? Tu es maigre, je te nourris copieusement pourtant. Tu ne vas pas m'obliger à graver sur cette affreuse peau les consignes de ton maître ? »

Les yeux de la jeune fille sont apeurés, elle aperçoit dans l'ombre les bijoux brillants qui ornent le makhila de son maître, une vieillerie d'un passé humain qu'Iris aime exhiber fièrement devant ses semblables Moires. Une sorte de bâton de marche luxueux, orné de diamants et doublé d'une fine lame. Sur le pommeau de l'arme, on peut distinguer en lettres d'or la devise de Sov ainsi que son nom. D'emblée, on peut penser à un instrument de parade, et pourtant. Cet objet possède une signification différente pour la jeune Meimou fébrile et impuissante au milieu de ce lit, son piège moelleux et attirant :

« Les humains sont misérables mais beaux. »

La lame caresse la jambe de Meimou, elle ne coupe pas, elle déchire précisément, avec précaution.

« Ils sont défaitistes alors qu'ils portent en eux un trésor. »

La douleur se réveille dans tout son corps, jaillissements incontrôlés, elle crie désespérément, avec émotion.

« Les Moires aiment les humains finalement, ils aiment ce qu'ils convoitent. »

Le sang se mêle aux larmes d'or, regard mutilé, elle porte en elle les conséquences de sa dévotion.

Une douce agonie, une jeune femme soumise aux envies fluctuantes d'un homme passablement dérangé, un Moire on ne peut plus respecté. Meimou avale avec peur les longues minutes d'un calvaire accepté à demi- mot :

« Quel trésor mérite telle torture, un asservissement permanent ? Je suis prête à vous servir pour me libérer, devenir une élue, cela vaut-il la peine ?

Cette torture n'est que jalousie de ma part, ton envie de te libérer n'est qu'une stupidité qui t'est propre. »

Iris porte sa lame vers la gorge longue et blanche de Meimou qui respire rapidement, suffoque quelques secondes. Elle ferme les yeux et pense à ses parents, elle affronte la réalité en face et se plonge dans le regard de son maître, quelques rides voilées par une poudre blanche. Le ghetto paraît bien loin, la sensation d'être chaleureusement entourée aussi, Sov bouge lentement, il s'infiltre sous la peau. Une promesse faite à son frère, des souvenirs gravés, le serpent se répand, il prend le contrôle et impose la douleur. Meimou s'évanouit, elle se réveille quelques minutes plus tard et se retrouve seule. Un lit de sang, une blancheur souillée. Cela peut sembler être un mauvais rêve mais c'était bel et bien la réalité. Sov n'est plus là, les douleurs restent, diminuées par une envie évanescente.

Meimou se retourne vers le miroir de la veille, une surface réfléchie qui nous fait voir ce que l'on refuse d'accepter, une matière polie qui trompe et abuse. Son cou semble prêt à garder longtemps le souvenir de cette douce nuit, une longue marque rouge qui s'enroule et se creuse au fur et à mesure. Une fois n'est pas coutume, elle se retrouve nue, un état qu'elle a appris à supporter tant bien que mal. Une seconde, elle hésite, fixe avec attention le sol et se dit qu'elle ferait mieux de se reposer encore une fois, reprendre des forces et espérer qu'aucun réveil ne soit plus brutal que le précédent. Finalement, un rien peut changer les choses, quelques gouttes d'eau, des larmes de dégoût qui ruissellent à n'en plus finir sur un visage tiraillé entre l'envie d'accepter la soumission et celle mal avouée de changer les choses. Meimou relève la tête, son visage se tient bien droit et ses yeux se concentrent sur une mince image, le reflet redouté que laisse transparaître le miroir. Elle se dévoile bien pâle cette jeune femme à la peau qui blanchit d'heures en heures, ses yeux s'ouvrent timidement, un éclat au fond de l'iris, de l'or qui peine à se réveiller. Les os marquent et déforment son corps frêle, elle cache ses seins avec ses longs doigts, elle a froid et tente de chercher de la chaleur comme elle peut. Un feu, une volonté difficile à trouver mais elle naît par à -coups, prend le dessus et disparaît. Meimou se voit, elle est consciente, elle peut observer le changement qui la guette, son évolution. En fin de compte, la seule chose immuable à même la peau reste encore et toujours cette marque du serpent qui orne son épaule droite. Un signe de l'immobilité de son avenir, d'un espoir illusoire ? De l'encre qui s'accapare le sang, se mêle et produit une couleur rougeâtre sombre. Le vague serpentine reste la seule image qui demeure, Meimou est obnubilée par cette marque et tout ce qu'elle implique, les conséquences certaines. Le premier et dernier symbole Moire qui réveille en elle une once de colère, une envie de révolte. Le serpent se perd, revient à gauche et s'enroule. Meimou espère se « libérer », acheter la vie de ses parents et peine à accepter le joug de son maître. Cesser d'attendre, de rêver à une hypothétique domination d'un hasard qui se joue d'elle, Meimou n'y voit encore et toujours que de la fatalité pure et simple. Qu'est ce qui symbolise le mieux la liberté qu'elle caresse dans ses rares moments d'errances méditatives ? Cette marque qui augure sa futur condition de Moire libérée et capable d'acheter ses parents ? Ou ce tantô que Meimou glisse entre ses mains, cette relique d'une époque qu'elle se remémore avec joie ? Tout ce qu'elle espère finit par se détruire de toute manière, elle est humaine donc sujette à la fatalité. Tout ce qu'elle aime à se souvenir procure en elle de la joie, l'envie d'avancer et de changer les choses. Se raccrocher au passé pour avancer, ne pas se perdre dans l'espoir hypothétique, « le rêve de l'autre », abandonner son humanité. Le choix est perturbé par une image inattendue, celle d'un dé en or perdu par l'homme qui aime malaxer à sa guise la fortune. Sov devait surement penser à autre chose pour perdre si facilement un de ses objets fétiches. Le petit carré jaune , quitte le tapis rouge pour rejoindre le lit de l'air qui s'efface afin de laisser retentir la décision du hasard, cette chose que Meimou ne peut soi disant pas comprendre.

« Un sept à la place du six, à chiffre inattendu, action inattendue. »

Le dé à six faces affiche le chiffre sept, Meimou s'empare de son couteau et mutile rapidement, sans y penser, le haut de son épaule droite. Le serpent disparaît sous les coups irréfléchis, un bras qui agit impulsé par la douce folie de l'instinct. Le sang tombe, les lambeaux de peau se désagrègent mais le passé est sauf, l'espoir est préservé. La marque du serpent n'est plus, le symbole de ses souvenirs vient de transgresser le péché de son corps. Meimou s'effondre sous l'émotion, elle ferme les yeux et tente d'ignorer là- haut la lourde sentence qui la guette, la décision du serpent suite à cet acte impardonnable.


Dernière édition par Mei le Mar 9 Nov - 21:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mei [ Deuxième présentation d'Orochimaru qui ne peut être Orochimaru]   Mar 9 Nov - 21:08

La jeune femme ressent bien quelque chose qui compresse son cœur, une présence loin d'être anodine. Au fur et à mesure que ses yeux cessent de lutter, sa chambre disparaît, s'évapore, curieuse sensation qui nous laisse l'impression de basculer ailleurs, hors de la réalité. Les mailles du tapis rouge s'assombrissent, bougent frénétiquement, une onde de choc fait tressaillir les barreaux de sa cage de fer aux reflets d'or. Elle ne voit rien mais ressent, Meimou vit un rêve, une douce sensation euphorique et cruelle à la fois. Elle tombe sans un bruit, un cercle noir l'entoure et orne une prison lugubre, des signes incompréhensibles au sol, mais une voix bien distincte qui surgit de nulle part, dans son esprit :

« Tu oses jouer sur rien, mettre en jeu ton existence si fragile? »

La voix grave est en parfait contraste avec les lignes noires, visqueuses et froides qui s'emparent peu à peu du mince corps de Meimou. La fille Altar est incapable de bouger, répondre quelques mots, elle ne saurait expliquer pourquoi, mais son corps est bel et bien hors de sa volonté. Elle ne peut être qu'une spectatrice timide d'une représentation un peu trop glauque à son goût. Cette voix, des mots qu'elle ne peut localiser dans ce lieu irréel :

« Pouvoir tuer l'amour qui était en train de se dégrader sous mes yeux, l'humaine qui est en passe de devenir Moire... »

Une phrase lourde de sens qui ne peut venir que de son maître, Meimou est prise de panique, elle cherche en vain des yeux qu'elle a fui tant de fois. Un souffle haletant, animal, fait bouger en permanence les bougies disposées en forme de cercle autour d'elle. Une présence invisible qui remplit la chambre imaginaire d'une tension certaine, un froid permanent. Meimou comprend enfin que la peur peut posséder, s'emparer du mince fil d'espoir qui peut subsister dans les cœurs. Les mots qui suivent ne sont que des réflexes, des pensées trop fortes pour être contenues :

« Pourquoi me tuer alors que je vais devenir Moire? Sov, pourquoi aimer une humaine que l'on torture chaque jour?

Une sentence silencieuse s'abat, la présence s'efface mais se déplace, Meimou s'agenouille sous la douleur, quelque chose vient de sectionner ses deux tendons. Elle baisse la tête par réflexe, une attitude qui sied bien lorsque l'on se doit d'embrasser le sol sans être volontaire. Meimou subit et écoute la curieuse poésie qui s'impose à elle :

« Le temps finit toujours par dévorer la vie, les saisons. La race d’or en est consciente mais trop bercée par la splendeur de son existence qu’elle ne voit rien venir. Le printemps éternel trompe les sens, la race d’or se voile toujours la face et n’aperçoit pas la déliquescence qui la ronge. La fin d’une saison. Au fin fond des limbes condamnées, la race d’argent et celle de bronze évoluent tant bien que mal. L’une prônant le travail pour rompre la douleur, l’autre vivant de la mort pour la mort, se détruisant pour assurer une perpétuelle renaissance. Un fléau revient toujours à l’origine, il cherche à s’accroître et fusionne avec le pire. L’union de la race d’argent et de bronze est une catastrophe qui se joue sous les yeux des hommes de bien, la race d’or. La race de fer émerge d’un amour interdit, celui des deux races oubliées. Un nuage obscur assombrit l’illusion de la race d’or, celle qui périt, qui ne peut vivre au milieu de la démesure et la décadence qui contribue à la rabaisser, à la faire disparaître dans un trou sans fond qu’elle ne regardait plus, à tort. C’est le temps long et douloureux de la race de fer qui s’annonce, qui vit et détruit son jardin, une mort douloureuse qui s’étand au fil des saisons. La race d’or sait qu’elle renaîtra quand viendra le printemps, l’homme de fer se doute qu’il pourra à nouveau tout détruire, les races vont et viennent dans un cycle perpétuel. Il est dit que si la perfection des races vient à être rompue, les hommes de fer et les dieux d’or se doivent de savourer les quelques temps qui leur restent, profiter de ses erreurs et subir le regret éternel. »

Quelques phrases prophétiques, une accumulation de mots étranges pour Meimou qui tressaille sous la puissance et l’inhumanité de la voix qui vient de déchirer le voile obscur de la pièce. Elle peut enfin le voir, relever la tête et observer ce visage qu’elle connaît tant, ces yeux que Sov maquille consciencieusement tous les matins, ce torse pur de toutes marques ou poils inesthétiques. Le regard de Meimou s’attendrit, elle est heureuse de retrouver quelque chose qu’elle craint mais connait, un homme sur qui elle pourra s’accrocher afin de revenir dans une réalité, aussi amère mais moins terrifiante. Ce repaire disparaît en l’espace de quelques secondes, elle sent les os de son dos craquer sous l’étreinte d’un être inconnu, la jeune femme se retrouve courbée de force, une langue vient s’étaler sur sa poitrine, elle laisse derrière elle une salive chaude et sirupeuse. C’est à ce moment précis qu’elle l’aperçoit enfin, qu’elle ressent son poids lourd et froid, une longue queue de serpent remplace le bas du corps de son maitre. De multiples écailles aux couleurs variées bougent de part et d’autres, une matière vivante et inattendue. Le baiser du serpent se rejoue encore une fois, une morsure sur l’épaule droite plus aussi anecdotique ou douteuse, une blessure très profonde. La jeune fille Altar savoure le sentiment de se sentir vider de sa vie, des bribes immatérielles qui s’échappent sous l’étreinte d’un animal, d’un Dieu doré. Sa faiblesse ne l’empêche pas de s’adresser enfin à lui comme il se doit, sans masque hypocrite ou fatalité mal venue :

« Où je me situe dans ton classement des races? Pourquoi autant d'ambigüité avec moi Iris? »

Un prénom de trop, les griffes acérées de la divinité impulsent une pression certaine contre le visage de la belle humaine, cette faiblesse naïve qui ne comprend toujours pas, qui espère peut être gagner du temps, ne penser qu'à sa vie dans la plus pure simplicité. La fatalité n'est qu'une façade, les mains de la jeune femme crissent contre le sol dans l'espoir d'atteindre son couteau familial. Iris est méconnaissable dans toute cette expression d'hybris dans son plus simple appareil. La main de Sov retrouve son apparence humaine, il caresse tendrement le bras droit de Meimou et saisit le tantô, il cesse de bouger, tire la tête de la jeune femme face à lui, ses yeux qui parlent autant que ses paroles :

« Dans mon rêve, tu restes la génitrice de la race des héros, le fruit d'un amour violent entre la race d'or et celle de fer, l'avènement d'un jour nouveau pour le village, une fin d'un processus terrible même pour nous, les Moires. C'est sans compter le hasard, celle qui se joue dernièrement de nous, elle fait de toi une Moire, des dieux dorés incomplets. La faiblesse de ton humanité était un trésor, tu te brules les ailes en accélérant ton évolution, ta métamorphose.

• Pourquoi nous parquer dans des ghettos, pourquoi la torture et les châtiments ?

• Pour laisser se proliférer en vous l'impression de subir la fatalité, de ne pas savoir jouer avec le hasard et ce dans l'espoir que vous puissiez rester pleinement humain, ne pas sombrer dans notre race magnifique mais incomplète. »

Meimou frappe frénétiquement le ventre de son maître, elle tente d'attraper des mots qu'elle ne comprend pas, qui dépassent de loin son envie du moment. La jeune fille bouge au hasard, ses cris s'imposent et laissent à penser qu'elle ne maîtrise plus rien, elle reste cantonnée dans le domaine des instincts. Elle lutte sans efficacité pendant une dizaine de minute, juste le temps de s'épuiser, d'accepter enfin que rien n'y fait. Elle se retrouve dans les bras de son maître, un homme sur le point de tuer son amour, pour une raison qui l'échappe, des motifs incompris. Iris lache désespérément Meimou, elle tombe sur le sol avec un bruit sourd, le serpent peut enfin la toiser de haut. Il observe son esclave sur le point de devenir Moire, les larmes de sang qui glissent sur ses joues blanches. Meimou ouvre les yeux, elle est attirée par quelque chose qu'elle n'avait pas vu jusque ici, le makhila de Sov est posé par terre, il est en attente d'un maître, la lumière des diamants de l'arme reste son dernier espoir. Elle veut gagner du temps, s'approcher discrètement :

« Dans ton rêve...et dans la réalité, qu’est-ce que je suis pour toi ? »

Ses mains viennent toucher la queue de serpent d'Iris, elle tente de glisser sur le côté, de s'approcher du makhila sans qu'il s'en aperçoive. Ce dernier semble avoir de la compassion pour elle, il lui répond sans faire preuve d'animosité :

« Dans la réalité, tu n'es qu'une humaine potentiellement élue, une femme qui ne réussira pas à combler un Moire fou, seigneur d'Oto en perdition. Les dieux dorés aiment les humains, ils conservent leur histoire, se plaisent à lire des œuvres d'un passé sombre. Juste pour oublier, ne pas sombrer dans le regret éternel. »

Meimou bascule son corps décharné en arrière, l'arme se trouve juste derrière elle, dans son dos, il ne lui reste plus qu'à la saisir, à tâtons. Sov ne peut la voir, il écoute les derniers mots de son esclave :

« Quel regret Iris ?

• La fin du cycle des races, la fin de tout. Un mal ronge tous les Moires actuels, les ninjas-esclaves qui sont « libérés », ils sont purement et simplement stériles, ils ne peuvent se reproduire et faire perpétuer la race. Seuls les premiers Moires, une poignée d'homme dont je fais partis, peuvent se reproduire. La race Moire, sans nous, est sur le point de s'éteindre, tout comme les hommes, qui finiront par devenir Moire de toute manière, tu es un bon exemple, malheureusement. Tu étais le symbole d'une nouvelle race, celle des héros, une des rares femmes qui pouvait accueillir les germes d'un jour nouveau. »

La fille Altar et son regard figé, une jeune femme jadis parfaitement humaine et maintenant Moire incomplète, la fin de tout cycle immuable, le début d'un espoir déchu. Les yeux de Meimou brillent d'une couleur resplendissante, elle ferme les yeux, saisit le makhila d'Iris pour le tuer, frapper l'homme qui vient de réduire à néant tous ses rêves. Quelques mots flottent alors que son bras se dirige mécaniquement vers la tête du serpent :

« Mettre fin à un amour qui ne sert définitivement à rien, souiller de ses propres mains l'existence des maîtres du destin. »

Une jeune femme à la peau blanche, des yeux dorés, un être libéré meurt et emporte avec lui l'âme des rescapés. Le serpent vient d'abréger les souffrances de sa proie.
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Yoko
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MessageSujet: Re: Mei [ Deuxième présentation d'Orochimaru qui ne peut être Orochimaru]   Jeu 11 Nov - 17:23

Juste une seul chose à dire. Wow...

Voilà ce que j'appelle une sacrée présentation. Ton style est des plus agréablement à lire et assez particulier notamment sur certain passage. On voit très clairement que tu as de la suite dans les idées même si la fin nous laisse un peu sur notre faim... (sans jeu de mot). La longueur est plus que respectable et ton orthographe est des plus convenables.

Que demander de plus? Et bien un test rp pour acquérir le rang S de nukenin ^^

Citation :
Tu vas devoirs nous raconter la vie de Mei après que celle-ci aient retrouvé sa liberté. Celle-ci cherchera à découvrir qu'elles sont les véritables origines des Moires et d'ou provient cette fameuse maladie qui transforme les humains. Il tau faudra mettre en avant les émotions et pensée de ton personnage ainsi que l'environnement qui t'entoure. La vérité sur les Moires doit être inattendue

Bon courage =)
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MessageSujet: Re: Mei [ Deuxième présentation d'Orochimaru qui ne peut être Orochimaru]   Mer 24 Nov - 12:37

La présentation est-elle toujours d'actualité ?



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Mei

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MessageSujet: Re: Mei [ Deuxième présentation d'Orochimaru qui ne peut être Orochimaru]   Mer 24 Nov - 12:42

Oui, désolé pour le temps !


Je suis simplement en période de gros rush à la fac et j'ai donc du mal à terminer.



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MessageSujet: Re: Mei [ Deuxième présentation d'Orochimaru qui ne peut être Orochimaru]   Mer 24 Nov - 13:09

Ok ^^ pas de problèmes ^^ je venais simplement aux nouvelles ^^



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MessageSujet: Re: Mei [ Deuxième présentation d'Orochimaru qui ne peut être Orochimaru]   

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Mei [ Deuxième présentation d'Orochimaru qui ne peut être Orochimaru]
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